Remise en état & surfaces

Nettoyage de vitres, vitrines et vérandas à Mulhouse

Une vitre se juge à contre-jour, jamais de face. C'est le soleil qui révèle les voiles, le sens de raclette et les bords oubliés, et c'est pour cette raison qu'on ne lave pas des vitres en plein soleil.

Intervenante passant la raclette sur une grande vitre de bureau, immeuble visible dehors
Raclette en cours de passage sur une vitre, bande claire à côté d'une zone encore savonneuse

La méthode

Mouilleur, raclette, et un temps couvert

Le produit à vitres en aérosol et le papier journal appartiennent au folklore : ils laissent un voile et des peluches, et ils ne tiennent pas sur une grande surface. La méthode qui marche tient en deux outils. Le mouilleur, une frange humide qui mouille généreusement le verre et décolle la salissure : c'est lui qui fait le travail. Puis la raclette, qui retire toute l'eau d'un seul geste continu, lame propre et essuyée à chaque passe, en terminant par le bord bas et les montants.

La lumière décide du résultat. Sur une vitre chauffée par le soleil, l'eau sèche avant que la raclette n'arrive et laisse un voile blanc impossible à rattraper sans tout recommencer. Le bon moment, c'est donc un ciel gris, une première heure de matinée, ou simplement le côté du bâtiment que le soleil a déjà quitté : j'en tiens compte pour fixer le créneau, surtout sur une grande vitrine plein sud.

Une vitre ne s'arrête pas au verre. Les encadrements, les joints et les rails font partie de la prestation : un rail de baie coulissante contient un mélange de poussière, de terre et de graviers qui grippe le mécanisme et qui ressort dès qu'il pleut, salissant à nouveau le bas de la vitre. Les laisser, c'est accepter d'avance que le travail ne tienne pas une semaine.

Les vitres accessibles depuis le sol et depuis l'intérieur sont traitées à la raclette et au mouilleur, la perche télescopique prenant le relais sur ce qui reste atteignable en sécurité : un rez-de-chaussée, une vitrine, une véranda, un premier étage selon la configuration. Au-delà, il faudrait monter, et la nacelle, l'échafaudage ou la descente sur corde relèvent d'un autre métier avec ses propres habilitations. Autant le savoir dès l'appel : vous cherchez le bon intervenant tout de suite, au lieu de perdre une visite pour l'apprendre. Sur une véranda, la toiture pose la même question, sa pente et sa résistance se vérifiant avant toute chose.

Enfin, tout ne part pas. Des traces de calcaire anciennes, laissées par un arrosage automatique ou une gouttière qui déborde, finissent par mordre le verre : on les atténue, on ne les efface pas. Les rayures, le verre dépoli par le sable et les projections de ciment durci sont définitives. L'état du vitrage est donc examiné avant tout chiffrage, et vous savez ce qui restera avant de régler quoi que ce soit : un vitrage mordu ne se répare qu'en le remplaçant.

Stores, volets et garde-corps

Ce qui entoure la fenêtre, et qui se salit plus vite qu'elle

Un volet roulant accumule dans son tablier et dans son coffre une poussière grasse qui redescend sur la vitre à chaque manœuvre : faire les vitres sans faire les volets, c'est accepter que le travail se voie moins bien dès la première ouverture. Les lames se nettoient une à une, à plat, sur les deux faces, et il faut un peu de patience plutôt qu'un produit puissant.

Les volets battants en bois ou en PVC se lavent avec les gonds et les crochets d'arrêt, où les coulures de rouille marquent la façade. Les stores vénitiens intérieurs demandent un traitement lame par lame et supportent mal l'excès d'eau, surtout ceux en bois. Les stores extérieurs en toile, eux, relèvent d'un nettoyage doux : une brosse trop dure ou une pression excessive détruit leur traitement déperlant et les fait vieillir bien plus vite.

Les garde-corps et les balustrades se traitent au passage, parce qu'ils sont dans le même plan que la vitre et qu'un garde-corps terne suffit à faire paraître une baie sale. Le verre feuilleté d'un garde-corps se fait des deux côtés, les profilés en aluminium se dégraissent, et les fixations se sèchent pour éviter les coulures.

Questions sur les vitres

À quelle fréquence faut-il faire les vitres d'une vitrine ?

Pour un commerce, un passage hebdomadaire ou bimensuel est ce qui se pratique le plus souvent, parce qu'une vitrine se salit surtout par le bas (projections de pluie, traces de mains, poussière de la rue) et que c'est exactement la zone que regarde un passant. Chez un particulier, le rythme tombe à deux ou quatre interventions dans l'année. Ce qui le fait varier, c'est l'orientation : le long d'une rue circulante, les carreaux se voilent bien plus vite que côté jardin.

Pourquoi mes vitres refont-elles des traces quelques jours après ?

Presque toujours à cause des rails et des encadrements. Si on y laisse de la poussière, la première pluie ou la première condensation la fait redescendre en coulures sur le verre. L'autre cause fréquente est un joint de silicone dégradé qui relargue un dépôt gras. Dans les deux cas, ce n'est pas la vitre qu'il faut refaire, c'est ce qui l'entoure qu'il faut traiter.

Faut-il que je libère l'accès aux fenêtres ?

Oui, et c'est ce qui fait gagner le plus de temps. Écarter un bureau, décrocher un voilage, dégager un rebord encombré de plantes : chaque obstacle rallonge l'intervention et laisse une zone moins bien faite. Pour une véranda, il faut aussi pouvoir circuler autour à l'extérieur.

Nettoyez-vous les fenêtres de toit ?

Selon leur accessibilité, et uniquement si elles s'ouvrent et pivotent depuis l'intérieur comme le permettent la plupart des modèles récents. Dans ce cas, les deux faces se font en sécurité depuis la pièce. Une fenêtre de toit fixe ou en hauteur sur une pente importante ne rentre pas dans ce que je peux faire seule et sans équipement de travail en hauteur.

Des vitres à faire, une vitrine à tenir

Le nombre d'ouvrants, la hauteur et l'accès décident du temps : c'est ce que la visite mesure.